L’origine du calque
La question intiale posĂ©e aux gestionnaires d’espaces publics Ă©tait “Qu’est ce qui fait qu’il est facile ou difficile la plantation sur l’espace public ?”. Cette interrogation a permis de d’identifier un certain nombre de facteurs.

Un travail collaboratif a ensuite Ă©tĂ© menĂ© avec ces mĂȘmes gestionnaires pour pondĂ©rer chaque facteur sur une Ă©chelle entre -5 et +5. +5 Ă©tant un facteur trĂšs favorisant et -5 un facteur absolument bloquant. Par exemple, un parking est un facteur bloquant mais pas absolument bloquant comme peut l’ĂȘtre un bĂątiment ou le fleuve RhĂŽne.
Ces facteurs ont ensuite été traduits en données existantes.

Influence des facteurs sur le score de plantabilité
Avec 35 facteurs distinces,l’analyse directe s’avĂšre complexe. Pour simplifier, nous avons appliquĂ© sur les donnĂ©es une analyse en composantes principales (ACP). LâACP permet dâidentifier des groupes de facteurs corrĂ©lĂ©s, qui agissent ensemble (ou en opposition). Dans une second temps, nous analysons leur lien avec la plantabilitĂ©.
Les axes principaux dans les données
LâACP a permis de dĂ©finir de nouveaux axes, des combinaisons linĂ©aires de facteurs, qui conservent lâessentiel de lâinformation tout en Ă©tant indĂ©pendants les uns des autres. Ces axes rĂ©vĂšlent des groupes de facteurs expliquant la structure des donnĂ©es, indĂ©pendamment de la plantabilitĂ©.

Premier groupe (7 % de la variance) : Ce groupe est principalement lié aux réseaux urbains :
- Réseaux souterrains (ERDF, assainissement, gaz),
- Réseaux de transport en surface. Les espaces agricoles y apparaissent avec une contribution négative, indiquant une évolution opposée aux autres variables.
DeuxiÚme groupe : Les variables dominantes sont les bùtiments et les façades.
Ces résultats mettent en évidence deux types de zones prédominantes dans les données :
- Les zones à forte densité de réseaux urbains,
- Les zones bĂąties.
Cela n’est pas surprenant, Ă©tant donnĂ© que l’Ă©tude porte sur la MĂ©tropole de Lyon.
Prédiction de la plantabilité
En se basant uniquement sur les deux premiĂšres composantes principales (qui combinent chacune une dizaine de facteurs), 66% du score de plantabilitĂ© est expliquĂ©. L’ajout de composantes supplĂ©mentaires apporte des gains moindres en termes d’explicabilitĂ©.
La composante 2, liĂ©e aux bĂątiments, est celle qui influence le plus la plantabilitĂ©. Cela signifie que le bĂąti est le principal obstacle Ă la plantation d’arbres sur les 533,7 kmÂČ de la MĂ©tropole de Lyon, suivi par les rĂ©seaux urbains, qui constituent un frein supplĂ©mentaire.